Depuis plus d’une décennie, NGO Monitor soulève des préoccupations concernant la transparence des cadres de financement de l’UE. Au mois de décembre 2018, un rapport spécial publié par la Cour des comptes européenne (CCE) a confirmé ces préoccupations, constatant un sévère déficit de transparence dans le financement de l’UE aux ONG.

Le rapport de la CCE a noté que l’UE « ne faisait pas suffisamment preuve de transparence en ce qui concerne la mise en œuvre de fonds de l’UE par des ONG » et « ne dispose pas d’informations exhaustives sur toutes les ONG soutenues ». De plus, le financement de l’UE par l’intermédiaire des Nations unies est particulièrement non-transparent et ne rend pas de comptes. Selon le rapport, « les procédures utilisées par les organismes des Nations unies pour sélectionner des ONG manquaient de transparence » et « les organismes des Nations unies ont attribué directement des subventions en cascade à des ONG sans respecter leurs propres procédures internes ».

Ce rapport constitue une étape importante pour assurer non seulement la transparence dans l’utilisation des fonds publics de l’UE en faveur des ONG, mais également l’efficacité de l’aide au développement. Le rapport de la CCE contribuera à faciliter un débat approfondi sur les moyens de renforcer la société civile sans gaspiller les fonds de l’UE.

La publication de ce rapport fait suite à l’annonce de la suspension des fonds alloués par la Commission européenne à l’Islamic Human Rights Commission, une organisation basée au Royaume-Uni, à cause de ses liens avec l’Iran- une information de notoriété publique depuis des années.

Les rapports et analyses d’NGO Monitor ont à plusieurs reprises documenté les mécanismes de financement mystérieux, lourds et complexes de l’Union européenne. NGO Monitor continuera à encourager les gouvernements européens à mettre en œuvre des directives visant à accroître la transparence du financement des ONG.