Making NGOs AccountableAdvanced Search

Le Sénat, théâtre une nouvelle fois d'un colloque anti-israélien

Le 27 novembre prochain, l’Institut de Recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO), organisation ayant perçu une subvention de 25,000 euros en 2015 de la part du premier ministre, organisera le Colloque « Israël-Palestine : que la France s’engage » au Palais de Luxembourg.  Même si le programme de ce symposium ne semble pas indiquer un agenda politisé, la présence en nombre d’activistes politiques à cet évènement ne laisse guère de doutes sur l’orientation tendancieuse des débats.

Parmi les participants de ce colloque on trouvera entre autres:

  • Shawan Jabarin – directeur de l’organisation palestinienne Al-Haq (leader des campagnes « lawfare » (« guerre par le droit ») anti-Israélien et des campagnes discriminatoires BDS) et vice-président de la FIDH, Jabarin a des liens présumés avec l’organisation terroriste Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). En 2007, la cour suprême israélienne avait rejeté son appel de se rendre à l’étranger déclarant que Jabarin est un « activiste du FPLP de haut rang…» « agissant apparemment à la manière du docteur Jekyll et de Mister Hyde …», « PDG d’une organisation humanitaire une partie du temps…» et en parallèle « activiste dans une organisation terroriste n’ayant pas renoncé au meurtre…» (Traduit de l’hébreu par NGO Monitor).
  • Hagai El-Ad – directeur de l’ONG israélienne politisée B’Tselem qui exploite la scène internationale afin d’accuser Israël de « crimes de guerre ». B’Tselem a bénéficié ces  dernières années d’un soutien financier de la France, dont 124,008 shekels (quelques 30,000 euros) en 2017.
  • Esther Benbassa – sénatrice française, elle usa de sa dotation parlementaire afin de subventionner en 2012 l’Union Juive Française pour la paix (UJFP), une association radicale soutenant les campagnes discriminatoires BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’État d’Israël. En 2016, deux membres influents de l’UJFP ont séjourné à Gaza et ont rencontré des membres du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), organisation terroriste reconnue comme telle par l’Union européenne.
  • Jean-Paul Chagnollaud – président de l’iReMMO, il a publié le livre « Israël/Palestine : la défaite du vainqueur » dans lequel il affirme que « l’implacable domination imposée (à ces derniers) [les palestiniens] est un système d’apartheid qui doit faire horreur à la culture du peuple juif ».
  • Yves Aubin de la Messuzière – diplomate français il fut un des signataires d’une tribune appelant à la suspension du traité d’association entre l’Union européenne et Israël ainsi que la « mise en veilleuse » de la « coopération économique et scientifique privilégiée dont bénéficie Israël ».
  • Géraud de la Pradelle – professeur émérite, il fut signataire en 2016 d’une déclaration défendant le droit de soutenir le BDS au profit des droits palestiniens et cela alors que le boycott et son appel furent déclarés illégaux par un arrêt de la Cour de cassation en 2015.
  • Véronique de Keyser – ancienne députée européenne, elle conduisit en 2013 au parlement européen un panel controversé sur la communauté bédouine vivant en Israël auquel un officiel israélien fut empêché d’y participer. En septembre de la même année, De Keyser fut critiquée pour sa décision de rendre visite au président Bachar Assad.

Ce n’est pas la première fois que le Sénat accueille ce genre d’évènements anti-israéliens. Le 8 avril 2017, le Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF), organisation soutenant les campagnes BDS, organisa un colloque au Palais du Luxembourg intitulé «2017 : un Etat palestinien maintenant !». Ce colloque s’était alors inscrit dans le contexte des futures échéances électorales: « Pour les élections présidentielles et législatives, portons haut et fort le combat pour la Palestine » (voir l’article Le Sénat accueille un nouvel évènement anti-israélien).