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La Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine (PFP)

Profile

PaysFrance
Site webhttps://plateforme-palestine.org
Année de fondation 1993
Dans ses propres motsCréée en 1993 dans le contexte des accords d’Oslo, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine a pour objectif de mobiliser pour la reconnaissance des droits des Palestiniens, notamment celle d’un Etat palestinien souverain, sur les lignes dites de 1967.

Financements

Activités

  • PFP est un réseau regroupant 42 associations,  pour la plupart actives dans le conflit israélo-arabes.
  • Ses missions principales sont:
  1. «Sensibiliser et informer l’opinion publique et les pouvoirs publics en France aux droits du peuple palestinien ; être une force de plaidoyer auprès des institutions et des élus ;
  2. Etre un lieu d’échange d’information, de rencontre et de synergie entre les organisations françaises de solidarité internationale impliquées sur la Palestine et avec les organisations palestiniennes ; être un pôle de ressources, par la création d’outils mis à disposition des membres et partenaires.
  3. Renforcer les compétences des acteurs associatifs qui œuvrent pour le respect des droits des Palestiniens et le développement de la Palestine».

Formations au public et aux militants

  • PFP organise régulièrement des formations pour ses membres afin de « renforcer les compétences des acteurs associatifs qui œuvrent pour le respect des droits des palestiniens et le développement de la Palestine ». Parmi les sujets de ces formations y figurent: « Interpeller les représentants européens sur les questions liées aux droits de l’Homme en Palestine », « la Cour pénale internationale et la Palestine » et « Savoir animer une séance d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité sur la Palestine ». Cette dernière, financée par la région Rhône-Alpes a notamment pour but des former les participants pour qu’ils puissent maîtriser « l’argumentaire juridique de la campagne [de boycott] Made In Illegality ».
  • Au mois de septembre 2017, PFP a réédité sous forme papier le livret « Palestine/Israël- Les instruments pour argumenter » avec le soutien de l’AFD. Cet ouvrage partisan prétend donner l’outillage argumentaire nécessaire à « quiconque est préoccupé par le respect du droit et s’intéresse à la Palestine » et en particulier à celles et ceux confrontés « à ce type d’affirmations » :
    • « Le Mur est une barrière de sécurité, depuis sa construction, les attentats ont très fortement diminué », « les habitants palestiniens de Jérusalem-Est bénéficient des mêmes droits et avantages que les habitants israéliens de Jérusalem-Ouest », « d’autres conflits existent dans le monde, bien plus meurtriers que la situation en Palestine ». « Israël est considéré comme le méchant idéal ». Pour plus d’informations, voir « L’AFD finance du matériel militant à une organisation anti-israélienne ».
  • Au mois de juillet 2018, PFP a publié la brochure partisane « Palestine : de la Nakba au déplacement permanent » faisant la promotion d’un soi-disant « droit au retour » palestinien, avec le soutien de l’AFD et de la Fondation de France.
      • Cet ouvrage orienté et malhonnête contient de nombreuses erreurs historiques et factuelles, telle que l’affirmation que le plan de partage de la Palestine par l’ONU (1947) aurait été « refusé par les arabes et les juifs »,1 ou bien que « l’utilisation du mot ‘Nakba’ est toujours interdit dans les manuels scolaires israéliens ».2 Il sous-entend aussi que ce droit au retour est contraignant, affirmant qu’il est « garanti par le droit international et plusieurs résolutions de l’ONU ». Pour rappel, la résolution 194 de l’ONU (1948) à laquelle PFP se réfère n’a pas de valeur juridique contraignante puisque celle-ci fut votée par l’Assemblée générale des Nations unies.
      • Cette brochure accuse aussi faussement Israël de pratiquer des déplacements forcés envers les populations palestiniennes, et par conséquent affirme que « la Nakba est un processus toujours en cours ». (Mention en gras ajoutée).
      • Enfin, PFP et ses membres en appellent à la France pour, entre autres, « garantir que la question du droit au retour au sein des instances internationales et dans le dialogue bilatéral avec l’Etat d’Israël ne pourra pas être exclue des négociations entre la Palestine et Israël » et « soutenir les démarches entreprises par la société civile palestinienne à la Cour pénale internationale visant à poursuivre les responsables israéliens susceptibles d’avoir commis des crimes de guerre et crime contre l’humanité tels que les transferts forcés ».

Diffusion d’informations et promotion de ses membres et de leurs activités

Dans le cadre de son rôle de coordinateur entre ses membres et de diffuseur d’information, PFP fait la promotion d’informations, d’évènements et de projets politisés et parfois controversés. Par exemples :

  • « 10 paroles juives contre le racisme »- Les 10 clips « antiracistes » de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) dans lesquels des activistes de l’UJFP accusent entre autres la France de pratiquer un racisme d’état ou bien le sionisme d’être antisémite. Pour plus d’information sur le sujet, voir l’enquête conjointe de Causeur et NGO Monitor « L’UJFP, l’antisionisme subventionné par l’Etat » et  « Clips antisionistes subventionnés : L’UJFP va devoir rembourser ».
  • La table ronde « La Palestine après Balfour, 100 ans de colonialisme / 100 ans de résistance » (5 novembre 2017). Le descriptif de cet évènement dénonce le centenaire de la déclaration Balfour qui pour les organisateurs « représente pour l’Occident la marque de son œuvre coloniale dans la région arabe et pour le peuple palestinien la première étape de sa dépossession ». Les organisateurs de cet évènement affirment ainsi «dénoncer le centenaire d’une Déclaration coloniale injuste à l’origine d’un siècle sanglant qui a arraché la Palestine du monde arabe dans le cadre du découpage du Proche-Orient ».
  • « VIDEO : Comment lutter contre l’apartheid israélien ? » dans laquelle le controversé Richard Falk, « ancien rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’Homme en Palestine », profère la fausse accusation d’apartheid pratiqué par Israël. Dans cette vidéo, Falk indique aussi que pour augmenter la pression sur Israël, « le meilleur instrument est la campagne BDS…Elle n’est pas violente et à déjà connus plusieurs succès, ici en France contre Véolia et Orange qui avaient des liens avec des projets de colonisation ».
  • La conférence organisée par l’Association France Palestine Solidarité Paris 14-6 : « 70 ans après l’expulsion des Palestiniens en 1948 : l’épuration ethnique toujours d’actualité ».
  • En 2017, PFP a été signataire d’une déclaration marquant les anniversaires de la déclaration Balfour de 1917, du vote du plan de partage par l’ONU en 1947, et de la guerre des six jours de 1967. Cette déclaration appelle à « la suspension de l’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël » et demande à la communauté internationale de « cesser toute complicité avec la colonisation continue et les innombrables violations du droit international ». La déclaration condamne le plan de partage de l’ONU de 1947 affirmant qu’il « a résulté [à] la Nakba de 1948– la destruction de plus de 530 villages palestiniens et l’expulsion de 750 000 Palestiniens de leur patrie dans un processus de nettoyage ethnique » et affirme également que les états européens « ont… fait porter par la Palestine les conséquences du monstrueux génocide des Juifs européens par les nazis puis n’ont rien fait pour qu’Israël respecte les résolutions de l’ONU» (mentions en gras ajoutées).

Lobby

  • La présidente de PFP affirme que « nous [PFP] menons également un travail de pression auprès de nos élu.e.s et dans le gouvernement : notre démarche est très souvent de faire venir des partenaires palestinien.ne.s, et parfois israélien.ne.s pour qu’ils portent directement leur parole à notre exécutif ».
  • La fiche de communication du projet « Mieux agir pour le respect du droit en Palestine » subventionné par l’AFD (2014-2017) décrit les «groupes cibles» du projet: «Le grand public français» et «particulièrement visés» «les jeunes et les primo apprenant». De même, sont visés « les médias » et « les élus et les institutionnels ». Le projet indique que les « indicateurs d’impact » sont l’« augmentation du nombre de questions posées au gouvernement sur la situation en Palestine » et l’ « augmentation du nombre de journalistes interpellant la Plateforme pour recevoir des informations » (mention en gras ajoutée).
  • Le projet « Pour le développement des échanges entre la société civile à Jérusalem et en Ile-De-France » (2015-2016) financé principalement par la Région Île-de-France (30.000 euros sur 60.000 euros ; l’AFD a subventionné ce projet à hauteur de 5.000 euros) et mis en œuvre par PFP et son partenaire palestinien, la Coalition civique pour Jérusalem, indique que l’un des axes du plan de plaidoyer consiste à l’« organisation d’un colloque au Sénat ou à l’Assemblée nationale, rencontres avec les élus – franciliens – et la société civile ».
    • Selon le descriptif, ce projet visait « à apporter un éclairage particulier sur la situation spécifique des Palestiniens de Jérusalem, qui s’est lentement dégradée au fil des années (entraves aux mouvements et accès, démolitions de maisons, perte du statut de résident permanent, etc.). Cette dégradation, mise en lumière par les évènements survenus depuis l’été 2014, n’a toutefois pas engendré de réaction de la part de la communauté internationale. Le projet consiste donc à mobiliser la société civile autour des droits des Palestiniens à Jérusalem ».
  • PFP répertorie sur son site internet dans la section « Palestine nos élus… », « une initiative de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine », les élus qui interviennent sur la Palestine au travers de questions écrites au gouvernement, de propositions de résolution, de positionnements, d’appels ect. PFP indique que « plusieurs campagnes de mobilisation ont été lancées par la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et/ou des associations de solidarité avec la Palestine, auxquels ont répondu les parlementaires français ».

BDS

Claude Léostic

Exemples Captures d’écran du compte Facebook de la présidente de PFP :

 

Partenaires

Footnotes

  1. Selon l’ONU, «L’Agence juive a accepté cette résolution … Le Plan n’a pas été accepté par les Arabes palestiniens et les États arabes ».
  2. Un rapport de l’Institute for Monitoring Peace and Cultural Tolerance in School Education (IMPACT-se) affirme en 2016 que « certains manuels israéliens expliquent également le terme controversé « Nakba » (catastrophe), le nom donné par certains Palestiniens à la guerre de 1948, pour expliquer le point de vue palestinien passé et actuel ».
  3. Les militants du boycott d’Israël sont régulièrement condamnés par les juridictions françaises pour provocation à la haine et à la discrimination – jurisprudence constante des tribunaux correctionnels, Cours d’appel, Cour de Cassation, validée  par la Cour européenne des droits de l’homme. De son côté, le Porte-parole adjoint du Quai d’Orsay réaffirma en 2018 que la France « prohibe le boycott d’Israël comme toute discrimination à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison notamment de leur origine ou de leur appartenance à un pays déterminé ».

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